Louisiane du 16 au 22/01/2020

Jeudi 16/01/2020 Lafayette : 11ème jour

La capitale du pays cajun rassemble le plus grand nombre de francophones en Louisiane. On n’y parle toujours beaucoup français et les noms des rues du centre historique sont traduits dans la langue de Molière. La ville est très éclatée et nous devons prendre la voiture pour nous rendre d’un point d’intérêt à un autre et surtout dans les environs de la ville. Le visitor center est en plein milieux de voies rapides mais la dame nous accueil en français, elle est très contente de pratiquer un peu. Nous prenons plein d’informations et réservons un tour en bateau dans les bayou pour demain.

Petit tour vers le downtown qui est réduit à un morceau de Jefferson Street et sans aucun intérêt ni bâtiments intéressants, ni magasins … Quelques restaurants et notamment l’institution jamaïcaine The Wurst Biergarten, quelques bars mais il est trop tôt pour nous y attabler.

Nous déjeunons dans la seule maison qui propose de la cuisine créole Creole Lunch House angle de la 12th et St Charles, et nous en sommes pas déçus, c’est dans son jus cuisine maison servie par la Mama. 21$25 pour nos deux assiettes avec le pain farci, saucisse, piment et épices, pour val et ribs pour moi. Parfait juste pimentée comme il faut !

Verlillion village : Pas de bol les seuls touristes du parc partaient quand nous arrivions ! Nous commençons par l’Acadian Cultural Center et son film, seuls dans la salle, nous permettant de mieux comprendre l’histoire de ce pays et de ses habitants surtout, exposition intéressante aussi. Nous serons donc seuls encore une fois ou presque. Nous rencontrons beaucoup de personnes parlant français étant fiers de leur différence et l’affirmant… avec les français mais sont encore très frileux pour le faire dans un groupe d’américain, même maintenant ! Le village est constitué de différents type de maisons originales récupérées en différents endroits et remises en situation reprenant l’école, avec sa punition de copier 100 fois « I will not speak french » le forgeron, la tisseuse…

Dîner chez Prejean’s, et ses repas typiques cajun. Bon mais sans trop d’ambiance malgré l’orchestre jouant du Zydeco. Croc de Jacques, filets d’alligator panés pour moi, et Seafood Gumbo pour Val avec un bon Bread Pudding bien lourd pour le dessert.

Nous voulons boire un coup au Blue Moon mais fermé nous nous rabattons à L’Atmosphère, 10$ pp l’entrée, 6$ le verre de vin, tout monde danse le Zydeco au son de la musique cajun, sorte un peu de bourrée matinée à la country, plutôt rigolo. Accordéon, violon et guitare.

 

Vendredi 17/01/2020  Lafayette : 12ème jour

Le débarcadère a été placé à la réunification des deux fois deux voies de l’autoroute passant sur le deuxième plus grand pont du monde avec 27 km après celui de Pontchartrain et peut être maintenant celui de Hong Kong… Débuté dans les années 1970 pour plus de 6 ans et quelques 112 millions de $ avec des pilonnes enfoncés de 50m dans la boue pour supporter l’édifice.

La rivière Atchafalaya et le basin quelle forme occupe la partie ouest du delta du Mississippi, plus grande que les Everglades de Floride. À perte de vue, 225 kilomètres de long sur plusieurs dizaines de large, des cyprès et des saules noirs recouverts de mousse espagnole composent cette mystérieuse forêt où les jacinthes et les lentilles d’eau filtrent et nourrissent la diversité de poissons peuplant les eaux, eux même digérés par les oiseaux (hérons, aigrettes et autres échassiers) qui peuplent le coin, sauf en hivers … nous n’en verrons aucun ! 250 espèces d’oiseaux, 65 de reptiles, serpents et tortues, 90 de poissons et autres écrevisses (la spécialité du coin) et un lieu important de notification des Bald Eagle, aigle à tête blanche emblème des USA ! Le plan d’eau douce qu’elle a formé a été connectée avec le Mississippi en amont pour protéger la Louisiane en cas de crue. En hivers complètement inondée jusqu’à plus 1 m et en été sec pour marcher à pied. Les cyprès sont protégés maintenant ils servaient à la construction des habitations mais aussi exportés pour les chantiers navals car son bois ne pourrie pas et n’est pas attaqué par les termites. En contre partir il a une pousse très lente avec une espérance de vie de 300 à 500 ans pour 30 à 50 m de haut et 2 m de diamètre. Ballade sympa mais fraîche et sans faune aucune malheureusement.

Nous déjeunons à Breaux Bridge chez Buck & Johnny’s créé dans un ancien garage, haut lieu du Zydeco les dimanches matin, nous y reviendrons, et visitons la ville.

Passage au Lac Martin entouré de mangrove, la mise à l’eau des bateaux ne peut se faire qu’à un seul endroit, le reste est inaccessible, l’eau est partout mais sans animaux ni oiseaux à l’exception de quelques aigrettes blanches et plein de minuscules grenouilles. Les fameux cyprès à la croissance si lente et au bois si précieux qu’ils ont du être protégés de l’extermination il y a quelques années, plongent leurs racines dans l’eau.

Essence très chère à 2,329€ 18,763 gallons pour 43,7$ à 1007,5 miles de parcourus

Pas de vente d’alcool fort dans en super marché par contre un stand de vente d’armes en plein milieu est légal, autorisé et peut être même conseillé mais le vendeur n’était pas à son poste… bon d’accord elles sont rangées dans un présentoir fermé… et quelques petites restrictions d’usages 😳 mais quand même un fusil à pompe 254$ et un à lunette 376$ !

Plus loin Vous avez dit chips… ou bombons peut être !

Nous voulons dîner au Louisiana Crawfish Time 2019 Verot school road Lafayette malheureusement fermé ! Nous nous rabattons sur le plus touristique Randol’s avec son orchestre de musique et sa piste de danse devant. En attendant la table je teste le Mojito local malheureusement à base de pipermint et d’un alcool qui n’a rien à voir avec du rhum, sauf du local peut être. Bref l’affaire n’est pas concluante. Enfin après 20 minutes nous nous retrouvons à notre table. Beaucoup d’attente pour obtenir notre plat enfin pas forcément celui que l’on voulait commander pour moi, des Crowfish indisponibles en fin de service me rabattant sur des crevettes super pimentées, le restau ferme à 21h30, et val prends des langoustine en sauce pas terribles non plus ! Bref 70$ et ça ne les vaut pas du tout !

Samedi 18 janvier 2019 : Lafayette : 13ème jour 

Nous retournons à Brau Bridge au restaurant pour un Zydeco Breakfast danse cajun 10$ pour le couple pour l’entrée. Tout le monde danse en prenant son petit déjeuner … enfin d’autres sont aussi à la bière … assis à table ou faisant tapisserie en écoutant de la musique cajun un peu modernisée quand même. J’adore l’instrument du pianiste sorte de gilet en aluminium accroché à son torse sur lequel il gratte un craccraccrac avec une cuillère un peu comme un maraccas local ! C’est la boîte de nuit du petit déjeuner 😀


Beaucoup porte des santiag, même les filles en robe, des mecs en chapeau avec un torchon dans la poche arrière droite de leur jean, pour s’éponger le front certainement, mais ce sont les femmes qui font la chenille du foulard passant entre les tables ! L’orchestre joue Zydeco au rock et même des slows.

Saint Martinville à quelques km au sud place de Evangeline nous y sommes accueillis par deux témoins de Jéhovah en peine de nouvelles âmes à conquérir juste sous le chêne d’Evangeline vieux de 300 ans et dont une des branches pèserait plus de 24 tonnes ! Cette ville est la première fondée par les acadiens suite à l’exil forcé par les anglais de la Nouvelle France en 1755.

Départ vers New Iberia à 1050,7 miles et à 12h05

Mais avant nous nous arrêtons à l’incontournable Café Jefferson et son lac Peigneur, le parc et maison de Joseph Jefferson bâtie en 1870 à visiter.

La catastrophe du lac Peigneur est due à l’une de ses particularités, qui explique la catastrophe de 1980, c’est d’être situé à la fois sur le gisement d’hydrocarbures du delta du Mississippi, exploité par la Texaco, et à la verticale d’une mine de sel, exploitée par la Diamond Crystal Salt Company, filiale de Cargill. Le 20 novembre 1980, une tête de forage de la Texaco perce par erreur le dôme de sel, créant une brèche d’environ 36 centimètres, par laquelle les eaux s’engouffrent dans la mine.

En sept heures environ, le lac se vide entièrement, emportant avec lui environ 25 hectares de terrain attenant, onze barges, un remorqueur et plusieurs barques de pêcheurs, mais sans faire la moindre victime humaine. Les tours de forage sont également détruites par le vortex produit, qui érode le fond du lac et crée la dépression de soixante mètres qui existe désormais au fond du lac. Cette dépression cause l’inversion du sens d’écoulement normal de l’eau : le canal Delcambre, émissaire du lac, se déverse dans celui-ci par une chute d’une cinquantaine de mètres de hauteur.

L’usine de Tabasco : Edmund McIlhenny, le créateur, a l’idée de planter des piments d’Amérique centrale sur Avery Island, en Louisiane, et d’imaginer une sauce pour donner du piquant aux plats d’après guerre. Très vite, le fondateur met au point la potion et ouvre une épicerie. Il baptise sa sauce « Tabasco », qui signifie « où le sol est humide » dans le langage des Amérindiens. Un brevet est déposé en 1870.

En 2018 Tabasco a fêté ses 150 ans. La sauce pimentée, produite à partir de purée de piment maturée dans des barriques de chêne durant trois ans, associée à du vinaigre, réveille les papilles dans plus de 85 pays. Entreprise toujours familiale qui ne donne ni son chiffre d’affaire et encore moins ses résultats.

Le chemin de la visite passe par toute les étapes depuis les différents plans présentés jusqu’à la mise en bouteille (800000 par jour exportées dans 166 pays mais samedi oblige la chaîne est arrêtée) en passant par le mise en fûts le stockage la préparation et bien entendu nous dis sissones par le magasin déclinant la sauce sous toutes les coutures bonbons, sauces, glacés mais aussi t-shirt, tablier, ustensiles de cuisine…

Dimanche 19/01/2020 : Lafayette – Houma : 14ème jour

Départ à 11h00 à 1115,50 miles au compteur

Rien à dire sur la route, mais comme nous avons du temps nous décidons d’aller sur la station balnéaire de la région à savoir Grande Isle. L’autoroute st bordée de forêt humides, nous sommes entourés d’eau… de ponts très longs et nombreux, mais surtout d’industries pétrolières.

La route est assez longue et monotone, avec un péage 3$pp et 3,75$ par voiture, nous passons le terminal pétrolier et ses plateformes au loin, et enfin la ville, toute en longueur sur une étroite langue de sable avec ses maisons typiques sur pilotis afin d’éviter inondations et résister aux tempêtes. Grand Isle state park. A part un ponton, une bande de sable, un tour d’observation et une exposition…

Nous dormons dans une splendide maison coloniale dont le propriétaire est l’ancien juge de la ville, le Grand Bayou Noir.

Dîner chez Seafood Oyster Bar et je peux enfin déguster mes Crowfish.

Au bout de Grande Isle 1295,8 miles

Essence à 1337,00 miles 17,191 gallons pour 40,55$

Lundi 20/01/2020 Houma Nouvelle Orléans : 15ème jour

Départ à 1372,2 miles

Nous payons le parking 2 dimes (0,2$) pour 48 minutes afin de faire un tour dans la ville de Houma.

Après un petit tour dans Houma et assisté à un show pour la candidature à une élection nous voici revenus à la Nouvelle Orléans avec bonheur et plaisir. Nous logeons dans une splendide maison Melrose Mansion sur Esplanade Street un peu plus proche des rues musicales que notre ancien logement.

La ville est vivante, toujours en musique même un lundi matin les groupes sont dans la rue, des jeunes sur des seaux en plastique, un autre un peu plus sophistiqué et les brasband bien entendu. Après chaque poses des musiciens changent certains arrivent d’autres partent ou même endossent un autre instrument.

Le soir nous commençons par Frenchmen St où nous dînons au Bamboulas, bar que nous affectionnons, le premier choisi à notre arrivée. Ce soir la chanteuse et aussi claquettes, le charme est différents, accompagnée d’un saxo et d’une super guitare sèche, rythmes un peu manouche. Super 👍

Le deuxième au Spotted Cat Music Club (5$ pp pour l’entrée) bondé, il est même difficile d’accéder au bar pour commander, mais l’orchestre est extra.

Puis à 21h00 once again le Preservation Hall salle mythique de Nola avec Branden Lewis, le plus jeune du groupe mais qui a déjà travaillé avec Dr. John et Dee Dee Bridgewater.

  • Ben Jaffe – contrebasse, tuba non
  • Charlie Gabriel – saxophone, clarinette pas cette fois
  • Walter Harris – batterie
  • Ronell Johnson – trombone oui super genial
  • Branden Lewis – trompette
  • Clint Maedgen – saxophone oui
  • Kyle Roussel – piano oui

Mais pas Charly Gabriel malheureusement que nous avions eu le privilège d’écouter la dernière fois.

Mardi 21/01/2020 Nouvelle Orléans – Londres – Lyon

Mais avant de prendre l’avion il nous reste la matinée et le début d’après midi.

Nous commençons par le Musée du Jazz (8$ pp), dans bâtiment de la Monnaie de La Nouvelle-Orléans,  sur deux étages au 400 esplanade reprends les origines du Jazz et les personnages importants deux pièces sont consacrées à Professor Longhair, créateur de l’hymne du festival de Nola et Louis Prima, qui a été la voie de King Louie dans le Livre de la Jungle !

Et au rdc l’histoire de la monnaie et l’exposition « Cherchez la femme » !

À 16h30 juste en rendant la voiture chez Budget nous nous apercevons que nous n’avons pas finalisé le plein de la voiture, nous voici repartis à la recherche du pompiste le plus proche, l’autre solution étant de laisser la voiture dans l’état avec une taxe de 99,99$. Les 14$ du plein nous conforte dans notre solution.

Essence 6,365 gallons pour 14$ à 1451,4 miles

Retour de la voiture en 5 minutes, la navette pour le terminal juste à côté, au vue de notre grand âge la chauffeuse nous propose de l’aide pour charger nos valises … bien que nous refusons, quand même nous avons notre fierté, et une bonne vingtaine de minutes plus tard nous voici au terminal à 17h10

Nous en sommes pas en retard pour un décollage à 20h20 !

Formalités de sortie réduites à leur plus simple expression, un scan de passeport. Pas de duty free quelques restaurants, bars, fast-food, nous attendons en porte A4 avec une vingtaine d’autres passagers pour s’apercevoir que l’embarquement est en A3… malgré tout l’avion est quasi vide même pas 100 personnes à bord.

Petit verre d’accueil par une hôtesse parlant français, ça fait du bien d’entendre un peu la langue de Molière.

Jamais vu un vol long courrier aussi vide !

Mercredi 22/01/2020 Lyon

Arrivée à Lyon à l’heure après le transit à Londres; Parking P5+ très pratique la voiture nous attendait dans un box que nous ouvrons avec le flash code. Voilà c’est terminé, nous avons encore fait le plein de beaux souvenirs.

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