Venise du 06 au 10/10/2019 : 2em jour Venise

Lundi 07 octobre 2019 : Venise 2eme jour
Rien de tel qu’une bonne nuit de sommeil pour se remette en forme. L’appartement est un peu particulier, le lit par terre, complètement poussé le long du mur avec la poutre à 60cm au dessus de la tête, deux chaises seulement autour de la table, couverts de table en double, deux verres de chaque type mais sans ceux pour le vin, dommage, … le canapé en deux partie, pas de coin salon ! Bref l’espace est bien mais malheureusement mal aménagé et pas très fonctionnel, comme la baignoire sous la poutre et surtout pas très entretenu (une chaise en mauvais état, fauteuil salon terrasse abîmé… Heureusement la terrasse est là, sans fioriture non plus, pas de plantes…

Nous partons à pied direction le nord pour le quartier juif, nous avons réservé la visite à 10h30 incluant le musée et les synagogues par Vivo Venitia (12€ pp). Tout de suite la physionomie du quartier change. L’espace étant réduit et la population à loger importante, les passagers sont plus bas et les immeubles plus haut, jusqu’à 6 étages au lieu de 3 en moyenne à Venise. Invisibles de l’extérieur les synagogues sont construites dans les bâtiments en lieu et place d’appartements. En 1492 l’afflux de juifs venant d’Espagne provoqua la création par la ville d’un quartier en 1516 dans lequel se trouvait une fonderie appelée Ghetto en Vénitien, mot qui passa dans le langage courant pour désigner les quartier juifs, c’est le premier de l’histoire. Des portes cochères fermaient le quartier du coucher au lever du soleil et c’est Napoléon en 1797 qui les firent démolir. 4 nationalités différentes vivaient les Ashkénazes, italiens, levantins et les ponantins. Agrandi en 1541 par l’ajout de la Calle du Ghetto Vecchio le nombre de juifs augmenta jusqu’à 4500 personnes en 1600.

La guide, visite en anglais, commence par nous faire découvrir au 2ème étage du bâtiment du musée, la grande synagogue allemande. Construite en 1528, la grande synagogue allemande, de rite ashkénaze, est la première synagogue du ghetto. La décoration a été entièrement refaite à l’époque du Baroque tardif, tandis qu’au début du 19e siècle, pour des raisons de stabilité, l’installation centrale a été modifiée avec le déplacement de la Bimà vers le mur opposé pour ne pas charger excessivement le sol, déjà bien défoncé. Le plan irrégulier de cette grande synagogue allemande redevient harmonieux avec l’ajout tardif d’un étage elliptique pour les femmes et avec la décoration des murs recouverts de ” marmorino ” (un semblant de marbre) et avec l’inscription des Dix Commandements, en lettres d’or sur fond rouge, traversant tous les murs de la salle de culte.

La deuxième la synagogue Canton qui fût fondée en 1531/32 avant d’être complètement restaurée à l’époque du baroque tardif pour revêtir l’aspect qu’on lui connait aujourd’hui : baroque et détails rococo. La décoration de la synagogue Canton représente un ensemble unique en Europe notamment par la présence de huit panneaux de bois représentant des épisodes bibliques tirés du livre de l’Exode, parmi lesquels la traversée de la mer Rouge, la ville de Jéricho, l’autel des sacrifices, la manne, l’Arche sur les rives du Jourdain, Qòrach, le don de la Torah et Moïse faisant surgir l’eau de la roche.

Enfin, ressortant du bâtiment sur la gauche, la synagogue italienne, fondée en 1575. La plus sobre des synagogues vénitiennes, apparaît comme la plus lumineuse, grâce à ses cinq grandes fenêtres qui s’ouvrent sur le côté de la place Ghetto Novo, et comme la plus austère, étant donné l’absence de la tonalité étincelante de la feuille d’or qui orne les deux synagogues ashkénazes.

Nous faisons un tour dans le musée regroupant une collection d’objets culturels, religieux, orfèvrerie, tissus, manuscrits… dans un ancien immeuble.

Chiesa della Madonna Dell’Orto (entrée 3€pp), une harmonieuse façade de briques ornée de statues : cette église, qui arbore une statue miraculeuse de la Vierge trouvée dans un jardin (Orto), est connue comme l’église du Tintoret (1519-1594) qui avait son atelier à coté et qui y a sa sépulture, à droite du cœur avec son buste en terre cuite. Le peintre y est enterré, et quelques-uns de ses tableaux ornent l’édifice, dont deux toiles immenses L’Adoration du veau d’or, à gauche et Le Jugement Dernier à droite. Un peu plus loin l’ancienne maison du peintre reconnaissable à ses sculptures de Maures en pierre dans les mur de cette maison d’angle.

Déjeuner chez Ormesini avec le Spritz en terrasse sur le bord du quai avec le soleil qui est au rdv mais à l’intérieur car les tables sont trop petites pour déjeuner. Nous y sommes rentrés par erreur, pas déçus mais un peu cher pour le midi et surtout pas la cuisine que l’on aime découvrir dans les restaurants traditionnels de la ville. Menu à 22, viande, pour Val et à 26, poisson, pour moi, verre de vin, tiramisu (90€ quand même).

Retour à pied en passant par les rues commerçantes et bondées, Strada Nova, Rialto… effarés par la transformation d’un mignon théâtre à la sublime façade en supermarché Spar… tout fout le camps mais la culture en premier !

Le soir nous testons le Spritz en bas de chez nous chez Osteria Cicchetteria al Bocon Di vino 3,5€ plus 2,5€ la petite tartine, bien !

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