Rome du dimanche 14 au vendredi 19 octobre 2018

Dimanche 14 octobre 2018 : Lyon – Rome
Nous partons par Easyjet 09h05 – 10h40 et retour 16h35 – 18h15 optimisant le temps sur place. Nous avons réservé un appartement dans le charmant quartier de Trastevere, bien connu pour ses restaurants, bars et autres coins bien sympathiques que nous allons découvrir aujourd’hui même. Le transfert de l’aéroport étant organisé par notre logeur (48€ par trajet), nous n’avons pas à nous soucier d’une négociation délicate, s’il y en a, avec le chauffeur de taxi. Nous étions déjà passés par l’aéroport de Rome en 2015 pour nous rendre en Bulgarie, dormant à près de l’aéroport à cause de la grève des pilotes d’Alitalia, mais n’ayant pas eu le temps de visiter la ville, nous allons enfin nous rattraper. Coté météo, comme à Lyon, c’est la douceur qui va persister avec un ciel peu couvert et des températures entre 25/26 la journée et 15/16 la nuit.

L’appartement, loué via Only Apartment (Trastevere App. 368225) est au 46 via della Scalla au 3ème étage avec deux mignonnes terrasses donnant est / ouest très appréciables pour dîner. Un grand lit et, en mezzanine, un autre couchage que nous n’utiliserons pas.

Nous repartons nous balader pour découvrir le quartier et acheter de quoi nous substanter  si besoin, ou du moins nous désaltérer ;o) Passage au dessus du Tibre dont les rives sont aménagées en pistes cyclables, par le pont Sisto en direction la place du marché de Campo Die Fiori puis de la place Navone encombrée par des barrières à cause d’une course à pied… et ses fontaines (del Moro et quatre fleuves) puis visite de l’église Sant’Agnese in Agone, bien chargée comme toutes ses consœurs.

A midi nous déjeunons chez Al Biscione et pour bien débuter pizza, tomates mozzarella et risotto et le soir apéro dans notre quartier avec un spritz et une assiette de charcuterie.

Lundi 15 octobre 2018 : Rome

Nous avions réservé la journée pour le Vatican. Après 20 minutes de marche nous arrivons aux portes d’un des plus petits états du monde et nous devons tourner autour de ses remparts pour trouver l’entrée pour les personnes ayant réservées les billets par Internet. Et heureusement que nous avions notre billet coupe file évitant ainsi plus de 500m de queue.

Et là, le bain de foule commence. Nous sortons sur la terrasse admirer les jardins et les différentes maisons des papes avant d’attaquer le Musée du Vatican et ses différentes galeries et musées pour 4km de brasse coulée dans la foule dense. Passant par la cour de la Pomme de pin pour continuer par le Museo Pio Clémentine avec son splendide Apollon du Belvédère, son Laocoon et ses fils, son Torse du Belvédère, Héraclès et sa peau de lion, sa vasque de 4m de diamètre taillée dans un seul bloc de porphyre, la salle Ronde puis la salle à Croix Grecque et sa mosaïque représentant le Buste d’Athéna et ses deux imposants sarcophages en porphyre rouge pour la femme et la fille de Constantin.

Puis on attaque les différentes galeries et son Artémis Ephése, la mère nourricière et ses testicules de taureaux, puis la galerie des tapisseries, et celle des Cartes géographiques. Enfin on passe poussé par la foule toujours plus nombreuse, dans les chambres de Raphaël dans un brouhaha incessant et fatigant, j’ai la tête qui va exploser.

La Chapelle Sixtine. Salle rectangulaire sans abside de 40m de long pour 13 de large et 20 de hauteur. Les murs retracent à droite la vie de Moïse et à gauche celle de Jésus, la voûte à l’origine d’un bleu étoilée changée par Michel-Ange en 849 jours de travaux en admirables séquences de sa genèse dont la Création du soleil et de la lune, le péché originel, la création de l’homme, le déluge… La décoration du grand mur de l’hôtel vient quelques papes et 25 ans plus tard, il reprit ses pinceaux pour 450 jours de travail pour 200m2 et 391 personnages…

La basilique Saint Pierre. Sa construction, à l’emplacement de l’ancienne basilique construite sous l’empereur Constantin, commence le 18 avril 1506 et est achevée en 1626. Ses architectes les plus importants sont Bramante, Michel-Ange et Le Bernin. C’est la deuxième des quatre basiliques majeures de Rome, après Saint-Jean de Latran, avant Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs, que nous visiterons toutes les jours suivants. Avec une superficie de 2,3 ha et une capacité de plus de 60 000 personnes, elle est la plus grande église catholique au monde. Elle est aussi un des lieux les plus saints du christianisme, puisqu’elle abrite la sépulture de saint Pierre qui, selon la tradition catholique, fut le premier évêque d’Antioche et de Rome, donc le premier pape. Ses dimensions écrasent la perception : longueur 220m (211,5 en interne, 127m pour Notre Dame à Paris), largeur 150m, hauteur au sommet de la croix 138m, circonférence des piliers centraux 73m, baldaquin 29m, 31 autels, 27 chapelles, 135 mosaïques et 390 statues !

Passage sur le Tibre pour admirer le Château de Saint Ange, puis de nouveau la place Navone débarrassée de ses barrières en direction du Panthéon. Érigé à l’initiative d’Agrippa en 27 av. J.-C., le Panthéon fut détruit par un incendie en 80 apr. J.-C. et reconstruit ensuite sur l’ordre de l’empereur Hadrien, entre 118 et 128 apr. J.-C. Cette dernière campagne de travaux vit la création de la grande coupole à caissons, s’élevant à 43 m au-dessus du sol et percée d’un oculus. L’édifice est un temple dédié à l’ensemble des dieux de l’Antiquité, à Mars et à Vénus en particulier, les protecteurs de la Gens Iulia. Il devient une église chrétienne vouée à Sainte-Marie-aux-Martyrs en 609.

Eglise Sant’Ignazio si Loyola. Située au cœur de Rome, à proximité du Panthéon, l’église Saint Ignace de Loyola est l’une des grandes églises Jésuites de Rome, consacrée à son fondateur. La construction débute quelques années après la sanctification d’Ignace de Loyola (1622), dans le style baroque, style qui deviendra le symbole de la Contre-Réforme prônée par les Jésuites.
Sur le chemin du retour nous passons devant L’ambassade de France que l’on peut visiter sur inscription préalable malheureusement, nous ne pourrons donc pas y rentrer !

Le soir dîner à la Cucina Di Enzo (Via Dei Vascellari 29, 00153 Rome, Italie +39 06 581 2260 daenzoal29.com). Attendre presque 1h30 pour dîner. Bon on peut aussi prendre l’apéro sur le trottoir ce qui permet de faire passer le temps un peu plus rapidement … ou alors il faut venir à 19h30 ! Une fois assis ça va très vite. Le serveur arrive avec les menus, prend la commande et les plats sortent de la cuisine ! Des plats typiques et intéressants bien que les tripes manquées un peu de saveur. Le vin de la casa est correct et l’eau gazeuse est fabriquée directement sur place. Le pris de 67€ pour nous deux avec deux desserts pour moi la crème de mascarpone été tellement bonne que j’en ai repris ! Bref nous sommes en Italie et donc le niveau sonore y était … sonore justement ! Nous avons passé un très bon moment et nous ne regrettons pas l’attente !

Mardi 16 octobre 2018 : Rome

On passe devant le gigantesque monument de Victor Emmanuel II père de la nation italienne, tout de marbre blanc, de l’autre coté de la route la colonne Traiana et les ruines du Marcati Traiana.

Le but de cette balade étant le Colisée que nous avions réservé pour 10h40, avec encore une fois un splendide billet coupe file ! Gigantesque, immense, grandiose mais nous n’avons malheureusement pas pu inclure dans notre réservation les sous-sols et le de troisième étage. C’est en 71 après JC que commence les travaux. Ils durèrent 10 ans, le Colisée ayant été inauguré en 80 par le fils de Vespasien, Titus. La face de 50m de hauteur compte 4 étages, 527 m de circonférence dont seulement la moitié a survécu. Des mats permettaient de tendre une voile au dessus afin de mettre les spectateurs à l’abri du soleil. Il pouvait contenir jusqu’à 70000 personnes. Un beau site sur le Colisée.

A coté l’Arc de Triomphe de Constantine mais nous délaissons la colline Palatine.

L’après midi la fontaine dé Trévise et la place d’Espagne et son immense escalier.

Mercredi 17 octobre 2018 : Rome

Direction la place du marché vu le premier jour mais cette fois ci ce sont les maraîchers qui ont pris place avec leurs légumes et autres fruits. Pas très loin une immense librairie et nous découvrons quelques publications traduites en italien.
Nous recherchons la basilique Santa Maria in Aracoeli malheureusement fermée, premier monument religieux que nous devions visiter aujourd’hui.

San Pietro in Vincoli (Saint Pierre aux liens). Située entre le forum Romain, et Sainte Marie Majeure, l’église Saint Pierre aux Liens a été construite dans les années 430 sur demande de l’Impératrice Eudoxie pour abriter les chaînes de Saint Pierre (emprisonné à Jérusalem et à Rome). Mais l’église est particulièrement connue pour abriter la statue e Moïse réalisée par Michel-Ange.

Et les trois dernières basiliques papales avec Saint Pierre, passage obligé pour tous bons pèlerins. Basilique Sainte Marie Majeure. En août 356 la Vierge apparaît au Pape Libère et lui demande de construire une église, qui lui sera dédiée, à l’endroit où il aura neigé durant la nuit.Le 5 août, au matin, une procession se dirige vers la colline de l’Esquilin indiquée par la Vierge pour y découvrir un espace recouvert de neige. Le Pape Libère construisit un premier édifice à cet emplacement…

La basilique Saint Jean de Latran est située au Sud-Est de Rome, à proximité des remparts. Saint Jean de Latran est la cathédrale de Rome, le Pape en est l’évêque. Il s’agit de la plus ancienne église, elle est de ce fait la « mère et tête de toutes les églises ». Elle est l’une des 4 basiliques majeures.

Basilique Saint Paul « Hors les murs » est l’une des quatre basiliques majeures de Rome et un haut lieu de pèlerinage. Elle fait partie des églises dites « hors les murs », c’est à dire situées à l’extérieur des remparts de Rome. La basilique Saint Paul est construite à l’emplacement de la tombe du saint, décapité à l’époque de Néron. Un petit édifice était déjà présent lorsque l’empereur Theodosius, à la fin du IVème siècle, ordonne la construction d’une vaste basilique à 5 nefs. Elle a été la plus grande église du monde jusqu’à la construction de la basilique Saint Pierre. Embellie et enrichie au fil des siècles elle est presque totalement détruite en 1823 par un terrible incendie. Elle est reconstruite selon le plan d’origine mais l’essentiel de la décoration est de style néoclassique avec quelques éléments de l’ancienne basilique qui ont pu être réutilisés.

Pour les courses nous passons chez Volpetti (47 via Marmorata) et ses jambons suspendus, ses fromages et ses pâtes fraîches. Nous avons testé le métro et ses deux lignes. 1,5€ le trajet. Le soir apéro prês de chez nous et dîner à la maison !

Jeudi 18 octobre 2018 : Rome
Nous avons réservé la Galerie Borghese pour 15h40 (47€) nous avons donc plus de temps ce matin et en profitons un peu.

Petite marche jusqu’à l’escalier espagnol (Scalina della Trinita dei Monti), construit avec des fonds français, pour relier la Piazza di Spana et sa jolie fontaine baroque en forme de barque, à l’église de la Trinité-des-Monts. Elle fut fondée en 1495 par le roi de France Charles VIII, pendant près de 2 siècles. Début du XIX la reconstruction d’une partie de la voûte qui s’était écoulée a été confiée à un français avec l’aide d’élevés de la Villa Médicis juste à quelques pas.

Nous profitons de sa proximité pour aller la visiter. Fondée par le cardinal Ricci, elle devint la propriété du cardinal Ferdinand de Médicis puis Napoleon Bonaparte en fit l’acquisition et y installa l’académie de France en 1803. Aujourd’hui le lieu accueil une quinzaine d’artistes francophones pour une année consacrée à leur art. On visite aussi les jardins, un petit studio pour des rencontres galantes, on observe la vue de la terrasse et enfin on visite trois pièces des appartements du cardinal.

On continue de monter en direction de la galerie Borghèse à travers le parc bien décevant, traversé par des routes en activités et sans grand charme. Au début simple pied à terre elle fut transformée en musée par Scipion Borghèse qui consacra sa vie à rassembler une importante collection. Il pris sous son aile Bernin, le Caravage, Rubens… Napoléon, encore lui, en récupéra 695 pièces pour étoffer les galeries du Louvre. Quelques pièces importantes. La célèbre Pauline Borghèse de Canova dans une élégante posture à demi nue révélant la finesse de la sculpture et de sa position.
David œuvre de Bernin, à 25 ans, lui reproduisant son visage en autoportrait.
Chef d’œuvre de Bernin Apollon et Daphné, cette dernière se transforme en laurier afin d’échapper à Appolon Le rapt de Proserpine de Bernin, les doigts de Pluton s’enfonçant dans la cuisse de Proserpine dont la main déforme la figure de son ravisseur dont la barbe est en plein mouvement. Une merveille !
Encore un Bernin, Enée fuyant Troie, portant son père, conservant les Peénates, divinités de la famille, tandis que son fils sauve le feu sacré. Une salle regroupant 6 toiles du Caravage.

Retour une partie en métro, bondé à l’heure de pointe, serrés comme des sardines, encore pire qu’au Vatican ! Nous passons par une biscuiterie typique de Rome Biscottificio Innocenti (21 via Della Luce) pour être servi par la troisième génération.

Le soir nous dînons à l’Osteria Sor Olimpio al Drago dont les mets servis (soufflé, croquettes au fromage, tagliatelles à la truffe et boulettes) avec des Spritz dignes de Venise et un vin bio très sympathique.

Vendredi 19 octobre 2018 : Rome – Lyon

Le problème avec Rome c’est que même en se baladant tranquillement on a toujours quelque chose à voir. Nous partons en direction de l’île Isola Tiberina, visitons l’église San Bartolomeo all’Isola, avant de retraverser le deuxième pont où nous tombons sur des ruines du Portico d’Ottavia. Edifié au -IIe s. par Cecilius Metellus après sa victoire sur la Macédoine, le portique entourait les temples de Junon et Jupiter. Auguste le reconstruisit de -33 à -23 et le dédia à sa sœur Octavie, respectée à Rome pour sa noblesse, son humanité et sa fidélité ; elle fit construire la bibliothèque de Marcellus en mémoire à son fils mort de maladie. Il ne reste que des vestiges de l’entrée monumentale et deux colonnes corinthiennes.
Nous retournons déjeuner au restaurant du premier midi, histoire de finir le séjour où il a commencé, au chez Al Biscione puis retour à l’appartement, transfert à l’aéroport, avion, voiture et retour chez nous où les chats nous font la tête car nous les avons abandonnés…

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