Indonésie du 06 avril au 08 mai 2017 : Bali – Lombok du 20 avril au 08 mai

Mercredi 26 avril 2017 : Seminyak – Nusa Penida – Nusa Lembongan – Seminyak
Aujourd’hui nous partons à Nusa Penida et Nusa Lembongan pour effectuer deux plongées avec on l’espère des raies mantas mais pas les poissons lunes (Mola Mola) n’étant pas la saison. Nous passons par Fabien (http://www.balifabdive.com)
Ligne Wallace partage des eaux entre l’océan indien et le pacifique, entre l’Océanie et l’Asie, les eaux profondes et fraîches et celles plus chaudes et plus superficielles, séparation de l’évolution des espèces entre deux plaques continentales. Cette ligne passe entre Bali et Lombok. C’est donc dans une eau particulière que nous allons plonger.
Nous effectuerons deux plongées. La première à Manta Point pendant laquelle nous pouvons observer des dizaines de raies Manta effectuant un ballet autour de gros cailloux, gueules ouvertes pour être nettoyées Voici quelques informations sur les Manta (merci à ultramarina.com/plonger/ou-voir-raie-manta/)

« La première, Manta alfredi ou raie manta de récif, est la plus tropicale des raies manta. C’est celle qui est le plus souvent observée par les plongeurs. La Manta alfredi a une envergure de 3 à 5 m et peut peser jusqu’à 1 tonne. Sa face ventrale est blanche avec des taches noires, le dos est en général noir avec des plus grandes taches blanches en forme de Y. L’espèce est plutôt sociable, et qui vit le long des récifs comme autour des îles. » C’est celle que nous observerons avec une spéciale toute noire. « La seconde, Manta birostris ou raie manta géante, est une espèce que l’on retrouve dans la plupart des mers tropicales et dans les zones tempérées. C’est une espèce migratrice, ce qui n’est pas le cas de sa cousine alfredi, qui reste souvent dans la même zone. La Manta birostris peut atteindre 7 m d’envergure et peser jusqu’à 2 tonnes. La raie manta est visible surtout dans les stations de nettoyage où une multitude de poissons nettoyeurs s’agglutinent pour lui enlever tous les parasites qui s’accumulent dans sa bouche, dans ses branchies ou sur sa peau. Cette relation entre le nettoyeur et le client est fabuleuse, tout le monde y trouve son compte. Certains poissons, comme les labres nettoyeurs font donc office de médecin ou de dentiste. »

La deuxième plongée sur le site de Crystal Bay sur la partie ouest de l’île en dessous de Nusa Lembongan que nous ne pourrons pas finaliser en arrivant sur le tombant au nord de l’îlot les courants nous empêchant d’en faire le tour malheureusement. Par contre, très belle plongée, coraux, poissons multicolores… et meilleure visibilité !

Jeudi 27 et Vendredi 28 avril 2017 : Seminyak – Ubud – Seminyak

Ubud, au centre de l’île, est considérée comme la ville du ressourcement spirituel et physique par les balinais. De gros bourg elle est passée à petite ville mais gardant quand même son charme. Nous commençons par le sud de la ville avec la visite du temple Batuan, un des plus vieux de Bali, datant de 1020. Il est basé sur le concept de « Tri Kahyangan ou Tri Murti » enseigné par Mpu Kuturan vers le 10ème siècle à la communauté hindoue balinaise à l’époque, Desa ou Village Temple comme lieu d’adoration de Dieu Brahma (le Créateur), le Temple Puseh pour adorer Dieu Vishnu (le Préservateur) et enfin le Temple Dalem pour adorer Lord Shiva (le Destructeur). Très belles statues et décorations, ce temple vaut vraiment de prendre le temps de la visite malgré la chaleur dont les effets sont renforcés par l’obligation de porter un sarong pour tout le monde !

Plus loin planté au milieu d’un carrefour un bébé immense pleure, parait-il, la nuit… Il faut venir ici déposer des offrandes pour rendre la fertilité aux femmes…

Taman Nusa Grotte Éléphant (Elephant Cave). Nous sommes accueillis par statues de femmes portant des vases d’où s’échappe l’eau qui alimente les bassins, qui sont restés enfouis jusqu’en 1950. Pour rentrer dans la grotte on passe dans la monstrueuse gueule d’un monstre avant d’emprunter un couloir en T : d’un côté 3 lingams de Shiva et de l’autre une statue de Ganesh. Partant sur la droite des bassins, un escalier mène au Buddha Temple, détruit par un tremblement de terre, dont on peut encore voir quelques sculptures sur quelques gros blocs au sol. Le site a été classé au patrimoine mondial en 1995.

Monkeys Forest ou le Sanctuaire sacré de la Forêt des Singes. Les singes sont vénérés dans la religion hindoue à travers le dieu Hanuman, le site est donc sacré. Les singes, des macaques à longue-queue balinais, évoluent en toute liberté et ils ne viennent sur les gens que pour mieux regarder ce qu’il y a dans les sacs ou les mains. La forêt est magnifique recouvrant les rives de la petite rivière traversant le site. Il y a environ 600 macaques qui sont divisés en 5 groupes. Ils sont actifs pendant la journée et se reposent la nuit. La gestation est de 6 mois pour un seul bébé en général, qui reste avec sa mère pendant une dizaine de mois, puis sevrés pour vivre de manière indépendante. Le poids des femelles est de 2,5 à 5,7 kg pour 3,5 à 8 kg pour les mâles. Leur nourriture se compose de patate douce données trois fois par jour, complétée par de la banane, du maïs, du concombre, de la noix de coco et des fruits. Des chercheurs du monde entier viennent effectuer des recherches sur le comportement et les interactions sociales des macaques dans leur environnement. En se basant sur le concept du Tri Hita Karana, les trois voies permettant d’atteindre le bien-être spirituel et physique, ce site représente une destination touristique créant paix et harmonie pour les visiteurs. Le site comporte trois temples. Le principal Pura Dalem Agung où l’on célèbre le dieu Hyang Widhi personnifié par Shiva. Le Temple Bej, pour le dieu Hyang Whidi, la déesse Gangga, utilisé pour la purification spirituelle et physique. Le dernier, Prajapati, pour le dieu Hyang Widhi personnifié par Prajapati à côté du cimetière.

Notre ascension du mont Batur à Bali avec Mat seulement Lou étant malade et Val ne voulant pas tenter l’expérience.
Comme je suis gagné par la nonchalance balinaise voici le résumé Wikipédia à son sujet « Le Batur est un volcan (gunung) de l’île de Bali, en Indonésie. Il est constitué d’une vaste caldeira, dans laquelle de nouveaux cratères ont vu le jour, et qui contient le lac du même nom. Il culmine à 1 717 mètres d’altitude. La première éruption historiquement datée remonte à 1804, depuis de nombreuses sont survenues, la dernière en 2000. »

Le timing : Lever 02h00, départ hôtel (Beji Ubud Resort) 02h30, départ du trek à 03h35 depuis Tota Bungkah (Air Panas)
Premier stop à 03h55 pour la prière avant la montée devant un petit temple, arrivée à 05h15 après 600m de dénivelé. Retour voiture 08h30 arrivée à l’hôtel à 10h10.
Notre guide, jeune et sympathique, est aussi cultivateur pour la deuxième partie de la journée.
Nous montons d’un bon pas dans l’air frais, doublant souvent des groupes, sans nous arrêter plus que quelques minutes pour reprendre le souffle. Nous suivons le chemin à la lueur de nos lampes, le noir est complet dévoilant la voûte céleste et surtout Jupiter grosse boule orangée. Le chemin goudronné du départ laisse place rapidement à de la terre puis la roche volcanique plus ou moins effritée et transformée en sable roulant sous les chaussures.
Nous attendons une heure dans une petite cahute, nous couvrant au fur et à mesure de notre refroidissement observant le ciel s’éclaircir prenant des teintes roses orangées. Les formes invisibles jusqu’alors, apparaissent doucement : en bas le lac Batur et les flans de la caldeira, au sud le mont Agung (3142m) et posé devant comme une copie décalée le mont Abang et au sud sud-est sur l’île de Lombok le Rinjani (3726m), deuxième plus haut volcan d’Indonésie.
Après avoir fendu la foule nous poursuivons la balade en faisant le tour du cratère nous réchauffant à quelques sorties de vapeur d’eau, empruntant un sentier étroit perdu sur la crête. Le paysage est sublimement beau face intérieur du cratère à gauche ses flans à droite. La descente par un autre chemin est assez simple et facile même si ça tape un peu trop sur les genoux, elle se termine par un tube végétal composé de mimosas pas encore en fleur malheureusement. Le chemin est balisé par des « ça roule ma poule », « en avant mon kiki »… mais aussi du Balifornia et du Usb (United States of Bali ;0) mettant une ambiance rigolarde et sympathique. L’angine de Louis nous incite à rentrer à Seminyac plus tôt loupant ainsi la fin de la visite d’Ubud et ses faubourgs.

Lundi 01 au jeudi 04 mai : Seminyak – Padang Bay – Gili Air – Amed – Seminyak

Nous partons avec nos amis Bernadette et Alain pour nous caler deux jours sur Gili Air, une des trois petites îles au nord ouest de Lombok avec Meno et Trawangan. Notre programme plage, snorkling, farniente et bonne pitance que nous avons scrupuleusement respecté ! Nous partons de Padang Bay par la compagnie Wahana (450.000 IDR PP) pour Gili Air avec un stop à Gili T mais pour le retour nous passerons par la compagnie Free Bird (200.000 IDR PP) pour nous rendre directement à Amed, un service de navette nous amènera directement à Villa Ema à coté du club Fab Dive.
Gili Air, la plus proche et la plus calme de Lombok, île située à l’est de Bali. On en fait le tour à pied facilement, nous l’avons d’ailleurs fait le soir même. Notre hôtel le Sejuk est situé à 100 m de la plage au nord-est et offre une dizaine de cabanes typiques. Nous dînons les deux soirs au Chill Out directement sur la plage avec du poisson grillé.
Le mardi matin nous partons ensemble faire du snorkling avec le bateau de l’hôtel (100.000 IDR PP) à deux bateau de 20 personnes… mais ça se passe bien. La première nous verrons 5 tortues entre 30 et 70cm de diamètre et entre 10m et la surface. Pour les trois autres nous nous arrêterons sur fond coralliens malheureusement assez endommagés par de la pèche à la dynamite (réel !) mais se reconstituant doucement depuis 25 ans que cette pratique est aujourd’hui heureusement  interdite.

Nos deux plongées à Amed. La première sur la fantastique épave du cargo Liberty. Le 11 janvier 1942 un sous marin japonais torpille par deux fois ce cargo américain de 120m de long. L’essai de remorquage par deux destroyers se termine sur la plage de Tulamben où il s’échoue afin de pouvoir récupérer la cargaison (caoutchouc et rails de chemin de fer). En mars 1963 les coulées de lave du Mont Agung dévalent le cratère jusqu’à la mer et repoussent l’épave dans l’eau en le couchant sur le flan entre 4 et 29 m de profondeur et le brisant. Ce n’est que dans les années 1980 que les plongeurs commencent à s’intéresser à cette épave qui est devenue un support au coraux, gorgones et autres algues constituant un garde manger extraordinaire pour des centaines de poissons reconstituant ainsi un sanctuaire fantastique.
La deuxième sur le site Drop Off, sur un tombant impressionnant, entre 3 et 70m, formé par la coulée de lave de 1963, finissant par une sorte de pouponnière à coraux, le fond étant tapissé de pieds de corail de deux à trois centimètres.

Sur la route du retour vers Seminyak nous visitons le Water Palace. Édifie en 1946 par le dernier raja de Karangasem qui était doté de talents d’architecte, de philosophe et de poète, le Water Palace (Taman Tirta Gangga – eau du Gange) est un lieu de détente où il fait bon déambuler entre les fontaines, les statues colorées et la végétation luxuriante. Son nom qui signifie  »’Eau du Gange »’ fait référence au fleuve sacré des Hindouistes et protège ainsi ces sources vénérées qui irriguent toute la région. Dans les jardins, tout est élégance et raffinement, des onze plateaux de la fontaine au pont de pierre sculpté, en passant par le banian au fond terrain, ce grand arbre sacré de la famille des ficus. Deux bassins sont ouverts pour ceux qui auraient envie de piquer une tête (10.000 IDR l’entrée). Idéal, dans cet espace qui a retrouvé toute sa fraîcheur depuis quelques années seulement grâce à la famille royale qui a entreprit les travaux nécessaires à la rénovation suite à l’éruption du volcan Agung en 1963 qui détruisit le site dans sa majeure partie. Il faut sauter de plate-forme en plate-forme au beau milieu du bassin principal, sans tomber à l’eau, et se prendre des photos. Quelques gouttes de pluie on fait fuir la foule, nous avions presque le site pour nous seuls.

Deuxième arrêt au Goa Lawah, équipés d’un sarong et d’une ceinture jaune, nous restons en arrêt non pas devant le temple mais surtout devant la grotte dont le plafond est tapissé de milliers de chauve-souris accrochées la tête en bas. Un panneau indique que l’accès à la grotte est interdit mais même sans lui, nous ne serions pas rentrés visiter les 50m de profondeur, et peut être plus, une légende indique qu’elle communique directement avec le Mont Agung.

Voila les 15 jours avec nos enfants sont passés à une vitesse allucinante. Nous les avons accompagnés à l’aéroport le dimanche 07 mai pour prendre leur vol à 00h10 le lundi 08, le notre décollant à 23h50 presque 24h plus tard, direction Adélaïde en Australie pour une autre aventure.

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