Cambodge du 12 février au 03 mars 2017 : 19 au 23 février L’est

Dimanche 19 février 2017 : 8 eme jour

08h00 Départ le matin par la route en direction de Kratie (340 km) premier stop dans 3 heures

Notre chauffeur s’appelle Ham et la première chose qu’il me demande après notre nom est « avez vous votre passeport !? » La bonne blagounette qui a du faire rigoler tout le monde :0)

Une heure après le départ les usines et habitations commencent à être remplacées par des cultures et notamment des rizières mais aussi d’autres cultures, le lotus par exemple. Et toujours les vaches arpentant nonchalamment les champs sans aucune clôture pour les arrêter, les partageant avec des grues blanches.

Une heure et demi après le départ, nous nous arrêtons au village de Skun, célèbre pour sa spécialité culinaire : les araignées mais aussi les blattes de toutes tailles jusqu’à 5cm, les scorpions énormes, les embryons d’oiseaux, des vers, des grenouilles qu’ils achètent et déguste sur les tables centrales. On y trouve aussi des fruits secs et d’autres en préparations assez inconnues. Bref il est malheureusement trop tôt pour nous pour goûter, nous repartons donc sans rien acheter :0)

Une heure après deuxième arrêt pour visiter un temple du Veme siècle recouvert par une construction beaucoup plus récente et complètement peinte. Beaux bouddhas et belles fresques et gardiens taillés.

L’étape suivante à Chup pour une visite d’une fabrique de caoutchouc à base d’hévéas (1$ l’entrée) Le latex arrive par camions du lundi au samedi est déversé dans des grands bacs pour être mixé avec de l’acide puis ils coulent dans les piscines en longueur pour être pressé une première fois au bout. 800 kg à 1 tone par bac ! Il passe après dans d’autres presses pour lui faire sortir l’eau en l’aplatissant puis mis en forme de grappe dans des bacs pour être encore nettoyé. Puis séché à la machine qui lui donne la couleur jaune, pressé pour lui donner une forme parallélépipédique d’une vingtaine de kg. Au bout, le contrôle qualité manuel puis emballé pour expédition ou bien redécoupé pour autres traitements. Le bruit est infernal et l’odeur d’ammoniaque entêtante. A la sortie un petit panneau indique « safity first »!

Nous déjeunons chez des Chams, minorité venant à l’origine de Malaisie et musulman, presque exterminés par les Khmers rouges, ils vivent sur les rives du Mékong. D’ailleurs le Muzin appelle à la prière derrière.

Kratie se mérite ! C’est long, de temps en temps la route se transforme en piste à cause de travaux, nous longeons le Mékong. La route est bordée de maisons traditionnelles sur pilotis en bois et même certaines en paille tressée, et de champs, maïs, manioc… et des bananiers, cocotiers, manguiers, papayers… une région riche.

30 km de plus après Kratie pour voir un conservatoire de tortue, oh pas très grand mais avec la particularité d’avoir des tortues à carapace molle de Cantor. Un petit bout de nez, des pattes très palmée, une carapace comme du caoutchouc c’est assez bizarre mais adorable. Dès qu’elle se retrouve dans l’eau elle s’ensable directement ne laissant apparaître que les yeux et le nez ! La plus grosse faisait une bonne quinzaine de cm de diamètre. Quelques autres espèces dans d’autres bassins. Juste à côté la pagode aux 100 piliers.

Une balade sur le Mékong à la chasse, photographique, du dauphin d’eau douce. Il en reste quelques spécimens, une soixantaine, dans les eaux vertes. Même si on ne les voit que de loin en remontant souffler bruyamment et regonfler leurs poumons avant de plonger, c’est quand même sympa et ça permet de faire tourner le commerce local, et une partie du montant des billets, 9$ par personne, permet, j’espère, leur conservation et une meilleure protection.

Le dernier bac pour nous rendre sur l’île de notre hôtel part à 17h30 il nous faut donc y aller. Le ferry, une barcasse dont le moteur, de voiture, démarre à la manivelle. Val s’est fait de nouveaux potes :0) et le soleil se couche sur le Mékong…

L’arrivée est folklorique. Deux personnes nous attendaient avec des motos pour charger nos grosses valises et nous amener sur des sentiers en terre battue, commençant sur le sable de la plage pavée de planches en bois comme route ! Nous arrivons dans un hôtel charmant, le Rajabori Villas, grand lobby tout en bois, piscine et bungalows sur pilotis pour les chambres (la 3 – Srépok). Deux lits, des moustiquaires au dessus, une immense salle de bain avec baignoire sur pieds à l’ancienne… ça va le faire ! Par contre on y voit rien, électricité solaire obligé, et le wifi par intermittence… c’est peut être ça aussi les vacances.

Lundi 20 février 2017 : 9 eme jour 

Aucune piqûre de moustique dans la nuit et pour cause nous avons dormi sous la moustiquaire :0)

Nous louons des vélos et partons faire le tour de l’île Koh Trong sur laquelle nous nous trouvons. Ce n’est pas du tout une île touriste. Le centre n’est que culture, riz, tomates et des pamplemousses mais ce n’est pas la saison malheureusement et élevage. Une langue de sable l’entoure complètement n’empêchant le Mékong de la ronger sauf lors de ses crues. Au sud un village sur l’eau plus loin une pagode.

Retour à l’hôtel pour une baignade rafraîchissante.

Mardi 21 février 2017 : 10 eme jour

Le retour en tuk-tuk a été plus agréable… passage par le marché entouré de jolis bâtiments coloniaux. Passage par la pagode Roka Kandal du XIX toute en bois peint magnifique avec une exposition de photos, vieilles, de la vie agricole.

Un chemin en terre descendant jusqu’à la berge sert de ponton de chargement du bac pour traverser le Mékong. Rudimentaire mais ça fonctionne ! Plus loin, nous retrouvons la nouvelle grande route relient Siem Reap à la capitale, limitée à 80km/h vitesse contrôlée par des radars ! La civilisation avance !

Un village s’est spécialisé dans la taille de statues (bouddhas, éléphants … ) directement aux coins, burins puis meuleuses pour finir. Impressionnant !

Mercredi 22 février 2017 : 11eme jour

La plage c’était bien, la nature aussi mais aujourd’hui nous commençons la partie culturelle khmer !

Le premier Sambor Prei Kuk (3$ par personne), et ça tombe bien car c’est un ensemble de temples préankhoriens (début VII eme) en assez mauvais état mais heureusement en attente de d’inscription à l’Unesco. Nommé Isanapura, capitale du royaume indianisé de Chenla dédié à Hariha, unissant Vishnou à Shiva. Nous retrouvons les briques des temples de Birmanie ou du Sri Lanka.

Composé de 3 groupes entourés de 2 murs d’enceinte chacun, la tour centrale est entourée de plusieurs temples.

Le site est en assez mauvais état, quelques consolidations à l’aide de câble et malheureusement de béton. On retrouve quand même la magie du lieu, le silence juste perturbé par les bruits de la forêt, et les trois touristes croisés. Un premier arbre enserre carrément une porte d’entrée du mur d’enceinte, mais sur le dernier cet l’arbre qui maintien le temple l’enserre complètement de ses racines et ayant permis sa conservation. L’intérieur est intact murs lisses pas du tout fissurés. C’est vraiment magnifique !

Nous visitons le Prasat Yeay Peau, groupe sud, deux murs d’enceinte de 250m de côté, une tour centrale de 25 m assez bien conservée.

Datant du VII eme le Presat Tao dont il ne reste que le temple du Lion. Fondé par le roi Jayavarman, au IX eme. C’est le roi qui a créé la dynastie d’Angkor. Deux beaux lions gardent encore l’entrée.
Avant d’attaquer les 30 derniers km nous nous arrêtons pour déjeuner et prendre aussi un cours de cuisine très locale ! Sur un petit réchaud, eau dans les bacs, les légumes, viande et autres tubercules passent sur planche pour être hachés ou découpés puis cuis dans un wok local. Tout est fait à façon. 2 assiettes de nouilles pour 6$ et 5000 riels, ils passent d’ailleurs de l’une à l’autre des deux monnaies sans aucun souci ni problème !

Le deuxième temple (Preah Khan Kampong Svay) après 80km de routes et pistes certaine fois, comprenant plusieurs temples et une ville habitée pendant plusieurs siècles. Plusieurs fois notre guide demande sa route aux locaux et nous passons par des routes qui en temps de guerre auraient pu ressembler à celles bombardées avec des trous énormes, puis de la piste et même de la piste avec des trous énormes :0)
img_1808 img_1804-1 img_1800-1 img_1801-1Le premier de forme pyramidale à côté d’un lac rempli de fleurs de Lotus, est dédié Ganesh, homme à la tête d’éléphant. Très belle entrée avec des gardiens aux sourires adorables !
Le deuxième avec la tour aux 4 têtes du prasat Preah Stung, attribué à Jayavarman VII (Bayon), j’ai eu l’impression d’être un explorateur découvrant un site vierge. Même s’il est en très mauvais état, se balader entre les pierres écroulées invite à la méditation.

Et pour finir, après avoir payé 5$ par personne, celui qui aura demandé tant d’efforts, Preah Khan. Immense, plus de 500m entre les deux murs d’enceinte. Le cœur, très abîmé, complètement pillé, les statues d’angles découpées, visages enlevés, têtes volées, bombardé pendant l’occupation des Khmers Rouges, il n’en reste pas moins magnifique et avec un peu d’imagination on peut se faire une idée de la grandeur du lieu à sa belle époque. Espérons que les fonds de l’Unesco permettront une remise en état de ces trois temples, les pierres sont restées sur place n’ayant pas servies pour bâtir d’autres édifices, c’est déjà ça !

Deux heures de route retour.

Jeudi 23 février 2017 : 12 eme jour 

En route pour Siem Reap en passant par le plus long pont à voûte en encorbellement du monde datant du XIIeme mesurant 86 m de long pour 16 de large et 10 de haut, 21 arches pour 20 colonnes avec 4 statues Nagas en grès à chaque extrémité. Datant de fin XI début XIIeme. Restauré par l’Ecole Française d’Extrême Orient en 1925 et en 1965/67 par le ministère des Transports et des travaux publics en coopération avec l’EFEO.

Je Seul autre arrêt Kompong Chhnang sur les rives du Tonlé Sap, signifiant « port de la poterie » c’est tout dire, point de départ des balades en bateaux vers le village de Kompong Kleang, lacustre maisons sur pilotis ou flottantes. Balade en bateau. La particularité de ce lac est de se réguler avec le Mékong, en période crues le fleuve se déverse dans le lac le reste de l’année le lac régule le fleuve. De nombreux poissons y reviennent pour pondre. Deux peuples qui ne veulent pas se mélanger, à l’embouchure les khmers et plus loin les vietnamiens. Tout est lacustre même l’école et les différents commerces. En période de hautes eaux les villages sur l’eau se rapprochent de Kampong Chhnang. Actuellement l’eau est très basse et des micoalgues vertes pullulent.

En guise d’apéritif nous nous arrêtons goûter du riz mélangé avec du lait de coco cuit dans un bambou ! Délicieux 1$ pour les deux, prix touriste ;0)

img_1960 img_1962Petite balade dans le centre ville pour prendre la température, passage par le centre des artisans d’Angkor, formant des jeunes aux différents métiers de l’art, des pièces magnifiques sont exposées en créations originales et des reproductions de statues et bas relief des temples. Apéro chez Madame Wong et passage obligé par Pub Street (la rue de la soif) qui ne cache pas son nom. Dîner chez Sugar Palm à côté de l’hôtel.

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